Il existe un outil qui nous bat sur le prix d'un email, à tous les paliers que nous avons mesurés. Pas d'un cheveu. Structurellement, parce que c'est tout leur métier et qu'ils le font bien. Je l'écris pour que personne chez nous n'ait plus jamais à rester flou là-dessus en rendez-vous.
À retenir
- On perd la comparaison du coût par email, et on ne va pas essayer de la gagner.
- Cet axe se gagne par l'échelle d'infrastructure, qui est un autre métier que le nôtre.
- La comparaison qu'on demande, c'est le total annuel à votre vraie taille de liste et à votre vraie fréquence.
Pourquoi écrire ça
Parce que l'alternative est pire. Quand une entreprise refuse de nommer l'axe qu'elle perd, trois choses arrivent. La conversation commerciale ralentit, parce que chaque prospect le découvre seul et se demande ce qu'on cache d'autre. Le marketing devient vague, parce qu'il faut écrire autour d'un trou. Et ceux qui finissent par l'apprendre ne croient plus rien du reste.
Il y a une raison plus étroite : je veux une page que je puisse envoyer. Quand on me demande « vous n'êtes pas plus chers que X par email ? », la réponse honnête est oui, et il faut quatre paragraphes pour expliquer pourquoi c'est la mauvaise unité. Ces quatre paragraphes doivent exister une fois, à une adresse, écrits au calme, plutôt que d'être improvisés mal à seize heures.
L'axe qu'on perd
Le coût par email envoyé. À petit volume, à gros volume, sur chaque palier regardé. Si votre besoin est « livrer un million d'emails par mois au moins cher possible », nous ne sommes pas la réponse et il ne faut pas nous acheter.
La raison n'est pas qu'ils sont malins et nous non. C'est que l'infrastructure d'envoi est un métier d'échelle. Les sociétés qui s'y spécialisent possèdent ou louent la capacité, l'amortissent sur tout le monde, et vendent le message marginal. Les guides indépendants sur le coût de l'emailing décrivent la même chose : à mesure que le volume monte, le prix par message d'un expéditeur spécialisé s'effondre vers son propre coût marginal. On ne bat pas ça en le voulant très fort.
On pourrait vendre à perte un trimestre pour s'aligner, puis il faudrait remonter le prix ou fermer. Ces deux options sont pires pour vous que ce paragraphe.
Ce sur quoi on demande à être comparés
Pas une meilleure version du même tableau. Une autre unité.
| Modèle de prix | Ce qu'il facture | Idéal pour | Là où ça fait mal |
|---|---|---|---|
| Par email envoyé | Chaque message livré | Le gros volume, le transactionnel | Rien ne garde votre audience entre deux envois |
| Par contact stocké | Tout le monde dans la base | Les petites listes très sollicitées | Une archive dormante coûte autant qu'une active |
| Par profil actif | Ceux qui ont interagi récemment | Le commerce avec réachat | Une audience saisonnière repasse sans cesse au compteur |
| Par utilisateur | Les gens qui ouvrent le logiciel | Les équipes qui font du manuel | La taille de l'audience n'entre pas dans le prix |
| Par envoi, contacts illimités | Les messages que vous décidez de sortir | Les audiences grandes, saisonnières, silencieuses | Les envois fréquents à toute la liste sont le cas cher |
Prenez la dernière ligne. C'est la nôtre, et sa faiblesse est écrite sur la même ligne que sa force : c'est la seule façon qu'un tableau comme celui-ci vaille quelque chose.
La comparaison qu'on aimerait, c'est le total sur douze mois, à votre taille de liste et à votre fréquence réelle, en comptant le coût de garder les contacts que vous n'avez pas sollicités. Pour une activité événementielle, ce nombre réordonne en général le classement. Pour une boutique qui envoie chaque semaine, non, et il faut alors acheter l'expéditeur le moins cher.
La règle d'où ça vient
Nous avons une règle interne, plus vieille que cette page : dire où un concurrent vous bat, puis déplacer l'axe. La plupart des entreprises font la seconde moitié et sautent la première, et c'est pour ça que les pages de comparaison ressemblent à des brochures et que personne n'y croit.
La moitié qui coûte, c'est la première. C'est aussi celle qui fait atterrir la seconde, parce qu'un lecteur qui vient de vous voir concéder un vrai point vous accorde trente secondes d'attention sincère pour la suite.
Donc, la seconde moitié, une fois, brièvement. HIIPE facture les envois et garde les contacts illimités sur tous les paliers, gratuit compris, parce que l'audience est précisément la chose pour laquelle nous pensons qu'on ne devrait jamais vous facturer un stockage. Les formules tiennent en trois lignes pour cette raison.
Ce que je ferais à votre place
Je ne croirais rien de tout ça sur parole. Je prendrais mes douze derniers mois, je compterais combien de personnes distinctes j'ai sollicitées et combien j'en ai stockées, et je passerais les deux modèles sur ces deux nombres. Ça prend dix minutes et ça en dit plus que cette page.
Si stockage et activité sont le même nombre chez vous, l'expéditeur bon marché gagne et il faut aller l'acheter. Si ce n'est pas le cas, la question intéressante n'est plus le prix d'un email, c'est ce que coûte vraiment une base de 10 000 contacts et ce qu'un fan CRM est censé stocker.
À lire ensuite : Ce que coûte vraiment une base de 10 000 contacts · Ce qu'est un fan CRM, et ce qu'il n'est pas
